
AhAhAh!!! vlà les pirates qui reviennent a l'assaut des côtes du Pacifique!
Les pirates qui trouvent des lieux des plus étranges pour passer leurs nuits:
-on passe d'une caserne de police anti-narcotique ou le Capitaine Vargas et ses 50 Hommes nous ont accueilli comme des chefs alors que Nico flippait avec la Mambe (feuilles de coca broyées melangées a je ne sais quelle autre herbe, ça nous donne des forces sur la bici)dans les saccoches, dans les hauteurs des andes equatoriennes, a la maison de Papa Roncón le roi de la Marimba ici en Equateur qui lui aussi avec ses plus de 70piges nous a reçu dans son coupe-gorge de village du nom de Borbón. Le guide de voyage dit de cette ville qu'elle est tres dangereuse, sale et pas attractive. Tout cela est vrai je confirme, mais quand on marche au côtés de Papa Roncón dans les rues boueuses les gens nous saluent et nous respectent. Et comme il n'y a plus d'eau courante depuis 8jours le Maestro nous accompagne au fleuve pour que nous puissions nous laver.
On bavarde tout pendant que lui fabrique les Tablas d'une Marimba qui doit être prête pour le Carnaval une semaine plus tard. Puis il s'acoste dans son Hamac et s'endort pour une siestita avant de reprendre son ouvrage.
-Et que dire de Maria Del Carmen qui nous offre un toit dans son resto le long de plage à Las Peñas, cette pauvre negresse de 200livres qui nous parait gentille mais tres simplete... Le matin on se reveil et on va déjeuner dans son resto ou il reste quelques clients de la veille qui n'ont pas fini de boire et qui sont aux côtés de filles bien maquillées et en mini-jupe, d'autres filles rentrent tout juste du boulot et viennent manger un moceau avant de se coucher... Nous vlà dans un espece de resto de passe! Ou maison close ou je ne sais quoi! Et la Carmenita qui vaut me garder avec elle!!! et les derniers clients bien amochés par leur beuverie qui tiennent absolument a nous offrir un verre.
Bon un seul alors
D'accord
Un autre mais le dernier, il est 7H du mat et doit pedaler sec
On arrive a s'esquiver en douce apres un dernier bisou a la Carmita, encore une scene surréaliste!
-où bien cette petite fille de 9ans, Dalita ou esmeralda comme on la surnomme, qui insiste aupres de sa Mamie pour que nous restions dormir chez elle à esmeralda, de ces parties de Domino ou elle me gagne le jeu de Domino apres une bonne 30aines de manches, de son sourire, de sa peine de nous voir partir alors qu'elle espérait qu'il pleuve fort tout le jour pour que nous restions une nuit de plus.
-je n'ajouterai pas cette cabane de bois sur deux etages le long de la voie de chemin de fer désafectée à Lita, tenu par Don Luis, un gars ultra sympas qui attend le tourisme de masse avec impatience, qui attend de son oncle une 400cmcube avec impatience, qui attend de ce même oncle la construction d'un Hotel sur le fleuve avec impatience, et qui en attendant avec impatience vit dans sa cabane totalement vide à l'exception de son fait-tout électrique dernier cris, cultivant et aimant patiemment ses plants de bananes, de goyave et autres fruits tropicaux. ce Don Luis qui ponctue toutes ses phrases par un "no más" typique des habitants de la région, comme les belges diraient "une fois", et qui détient le secret d'une confiture exquise de Bororo et de yas-fruit. Ce Don Luis enfin, qui ne verra sans doute jamais tout ce que finalement il n'attend pas vraiment impatiemment.
-Ce soir on avait réussi à infiltrer la Caserne de pompiers d'Atacames mais finalement on a trouver bien mieux dans un autre village beaucoup plus joli et tranquile à 3km, un Kiosque le long de la plage dans une belle crique, la maman d'un jeune qu'on avait rencontrer à las Peñas...
Et la bici souffre avec toute cette pluie, mais elle souffre en silence et le soir je lui chante les contines de mon enfance pour qu'elle s'endorme paisiblement et reprenne des forces. Je ne sais pas bien si elle comprend car elle est bogotanaise de naissance et a reçu peu d'éducation. Mais elle semble heureuse et chaque jour plus robuste.
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